Avantages et inconvénients de l’élevage de la caille

Elever des cailles est relativement simple mais cela demande des investissements importants. Je me base dans cet article sur un élevage permettant de produire une cinquantaine de cailles par mois (ce n’est pas ce que je fais -de loin- mais c’est ce que mon installation peut permettre). Il faut alors nourrir en permanence une trentaine de cailles reproductrices. (1 mâle, 3 à 4 femelles)

Inconvénients

Un investissement de départ important :

6 cages, 440€
1 couveuse, 200€,
Petit matériel divers 50€
L’investissement de départ est donc d’environ 700€. Ce prix ne prend pas en compte le local.

Des dépenses mensuelles élevées :

Contrairement aux poules, on ne peut pas nourrir les cailles avec des restes. (à cause du sol grillagé des cages mais aussi car la ponte est un peu capricieuse et nécessite une alimentation équilibrée). J’achète donc du grain en mélange dont le prix est assez élevé. Toujours à cause de la ponte capricieuse, il faut augmenter l’amplitude d’éclairage de la journée en allumant (grâce à un programmateur) une lampe un peu avant le lever du jour et un peu après le coucher du soleil et également donner quelques vitamines favorisant la ponte.
Prix mensuel : grain 30€, vitamines 5€, électricité 5€. Soit un total de dépenses mensuelles de 40€.

Un élevage pas très « nature » :

Les cailles vivent en cage (pour une production de 50 cailles par mois, la volière n’est pas envisageable), elles se battent beaucoup (c’est assez désagréable de voir du sang sur ses animaux) et le taux de mortalité est plus important que pour les autres volailles.
Les inconvénients de cet élevage sont donc réels et ils expliquent en partie que cet élevage soit moins courant que l’élevage du pigeon de chair par exemple.

Avantages :

Une fois tous les investissements faits, l’élevage des cailles est assez facile et nécessite moins d’entretien que les poules : pas de pondoirs à changer, pas d’enclos à entretenir… Cet élevage vient en plus généralement en complément d’un autre élevage et l’éleveur remplit donc les abreuvoirs au moment où il ouvre le poulailler (c’est mon cas).
Les cailles sont peu sujettes aux maladies (pas de vaccins, pas de traitements…)
L’élevage est rapide : la caille peut se retrouver dans l’assiette 8 semaines après la naissance.
Il ne nécessite pas de place (il n’y a pas de parcours), un coin de sous-sol ou de hangar suffit.
Il est à double fins : oeufs et chair.
Les déjections des cailles constituent le meilleur fumier qui soit (grâce notamment aux multiples boules blanches de sperme que le mâle laisse échapper).
La plumaison des cailles est certes délicate (il ne faut pas déchirer la peau) mais elle se fait rapidement et ne nécessite pas de trempage.
L’élevage ne produit pas de nuisances sonores puisqu’il se mène en intérieur. Il est particulièrement adapté à la ville (il est d’ailleurs très courant au Japon où la place est extrèmement comptée).
Les cailles sont délicieuses, les oeufs ont de nombreuses qualités nutritionnelles.

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